15.09.2007

Réouverture du forum littéraire et artistique

Bonjour-soir, comme annoncé, le forum rouvre ses portes aujourd'hui samedi 15 septembre : http://leplumorum.free.fr Si vous voulez animer une rubrique la porte est toujours ouverte. Je vous invite à lire le sujet des annonces : http://leplumorum.free.fr/viewtopic.php?p=1325&highlight=... Vous noterez au passage que certaines 'règles' de fonctionnement ont changé. J'espère que vous prendrez plaisir à y participer. A bientôt si vous le voulez bien :o) Pascal

05.10.2006

Mise à jour

Si vous voulez lire des poèmes publiés dans la rubrique poème du jour en septembre, c'est par là --> cliquez ici

21.02.2006

Il pleure dans mon coeur (poéme de Verlaine)

Il pleut doucement sur la ville Il pleure dans mon coeur Il pleure dans mon coeur Comme il pleut sur la ville; Quelle est cette langueur Qui pénétre mon coeur ? Ô bruit doux de la pluie Par terre et sur les toits ! Pour un coeur qui s'ennuie, Ô le chant de la pluie ! Il pleure sans raison Dans ce coeur qui s'écoeure. Quoi ! Nulle trahison ? ... Ce deuil est sans raison. C'est bien la pire peine De ne savoir pourquoi Sans amour et sans haine Mon coeur a tant de peine ! © Paul Verlaine - 19 ème siècle

20.02.2006

Artiste à (re)découvrir

À l’ombre de ses créations
une artiste veille
à ce que l’écrin ouvre des étoiles

* * *

Site d'oeuvres d'une amie artiste Québécoise à découvrir :


* * *

Chut ! Silence,
Écoutez la science
De l'invisible
De l'indicible
Venu du fin fond des âges
De la chambre du hors temps
Pour s'épancher, se révéler à notre rivage
Par la main de l'artiste qui y a mêlé son sang bleu.

Chut ! Silence,
Délectez-vous, savourez ces images
Ces formes de la création, des femmes sans âge,
Chut ! Silence...
Oups, pardon, y a pu que moi en train de parler,
Mes excuses, je vais en silence vous laisser vous régaler ;p

18.02.2006

Promenade hivernale ou bouffée d'hiver

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J'aime la neige comme un soleil hivernal. Je me suis régalé en me promenant dans tout l'Union, les écouteurs mp3 sur les oreilles, le bonnet sur la tête. Le samedi après-midi, le moment où il a le plus neigé, la majorité des habitants qui n'hibernaient pas faisaient leur course ou sortaient leurs enfants dans le jardin ou dans un lieu encore plus propice aux luges. Quelques rares promeneurs, dont les pas étaient bien vite recouverts par les crins solaires d'hermine givrée, se sont hasardés à fouler les rives du lac. J'ai écrit quelques ptits haïkus inspirés de ce moment, vous les retrouverez sur l'album photo, en "commentaire" de cette même photo. Là tout de suite maintenant, je préfère partager avec vous un autre écrit, en rapport avec les saisons :

Souvenirs saisonniers Dis ? ! Te souviens-tu, te souviens-ti, De ces soleils/pluies incessants, du vent frisson, Des roses, papillons et abeilles pour l’occasion Parés de leurs merveilles. Quand le parvis Est ensoleillé, y reviennent les hirondelles, D’amour s’envolent colombes, même sans ailes. Les murmures de la terre sont pleins d’espoir, De verts, les fleurs s’ouvrent, leurs fragrances S’offrent par vibration des corolles. Sortent du noir Cieux émoustillés, nuages parfois blancs. La science Du coeur entend l’univers graver sa symphonie. Dis ? ! Te souviens-tu, te souviens-ti, Du temps du radieux, de l’après printemps. Le temps de l’été qui déchausse, déshabille, Où parfois, en voulant trop en faire, la fleur de feu Brûle la terre, la chair, puis monte le sang De Gaïa qui tend à se rebeller... Gaïa qui oscille, Soumet les corps à l’orage, coupe les cieux Avec éclairs... Puis reviennent les douces nuits Et les journées soupirantes où lune et étoiles Miroitent... où chamade pousse le jovial... Où l’ombre d’un arbre est rêvée du puits. Dis ? ! Te souviens-tu, te souviens-ti De ce bout de vent, ce vent Qui se balance et avec pieds grandit, Qui tourbillonne et dépose Les feuilles, par les branches chant Transporte, amène à la rose, Par terre, larmes des cieux, pour nourrir Son cristal... Ce bout de vent qui raisonne Avec les fruits de la saison de l’automne... De peur de s’y perdre, partir Ont préféré les hirondelles, ailleurs Retrouver le calme, en harmonie de leur moeurs... A l’aubade languissante s’ouvrent et se ferment Les fenêtres, les ramages se font bohème. Dis ? ! Te souviens-tu, te souviens-ti, De ces morceaux gelés, glacés, Sur les fils ondulés et sur les toits, Déposés... Le vent petit à petit A amené les étoiles du ciel givrées, Parfois de « simples » perles d’émois Fondues autour des fleurs assoupies, Formant un voile nourricier, les recouvrant Pour qu’elles s’ouvrent au printemps, Que d’amour elles éclosent à la vie... Mais l’hiver s’est avancé en se gardant bien De demander à la cohorte son avis, Infligeant son sort... Pour en faire fi, Nos coeurs au chaud se sont couverts les mains. Dis ? ! Te souviens tu, te souviens ti, De ce que cela fait de voir les bourgeons Germer de nouveau, d’humer les créations Qui sortent de leur immobilité, la vie Par écrins d’or inspirer la création ? Dis ? ! Te souviens tu, te souviens-ti, De ce que cela fait de voir les changements, De garder au fond éveiller son coeur d’enfant, D’avancer et de rester soi pour sourire de vie ?... Saisons filent, souvenirs de chairs et d’esprits y font sursis... © Pascal Lamachère - Février 2002