12.05.2006
Secrets de famille

Entre son couple qui n'en est plus un et ses enfants qui lui échappent, Gloria ne sait plus où elle en est. Même le chien du voisin lui tape sur les nerfs.
L'arrivée de Grace, la nouvelle gouvernante, va tout changer. Cette délicieuse vieille dame a une façon aussi efficace que définitive de régler les problèmes. Evidemment, cela peut faire quelques victimes...
Site officiel :
http://www.keepingmumthemovie.com/
Fiche allociné :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=108591.html
Mon avis : Dans la lignée des films à humour noir tel que "Petits meurtres entre amis", à la sauce bien english.
Je n'ai pas beaucoup rigolé au début, enfin, pas à gorge déployé, mais quand le film a pris son envol, j'ai eu quelques éclats de rire et j'ai savouré le film.
Les acteurs principaux jouent des rôles à contre emploi, et assez brillamment. J'ai trouvé Rowan Atkinson (Mr Bean), Maggie Smith (le professeur Minerva McGonagal dans Harry Potter) excellents. L'un, qui a l'habitude d'être un peu le baltringue de service dans ses interprétations, est un révérend et évolue, devient truculent sous l'influence de l'autre, la nouvelle gouvernante au passé meurtrier, que bien entendu ils ignorent. Maggie, qui d'habitude est plus dans des rôles "sérieux", "intelligents", joue dans ce film cette gouvernante qui a un grain, décalé, ce qui rajoute peut-être à l'effet, l'étonnement, le plaisir de la voir si bien dans la peau du personnage.
En bref, si le scénario n'est pas exceptionnel, n'est pas exceptionnellement original (mais lequel l'est à 100 % quand on connaît bien un genre ?), il tient quand même la route, donne de la profondeur aux personnages, et avec le jeu d'acteur et la réunion des éléments qui font d'un film ce qu'il est, j'ai adoré !
14:00 Publié dans Babillage - Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
11.04.2006
Jean-Philippe
Jean-Philippe, Idole des jeunes
Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu'il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu'il le retrouve enfin, c'est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n'est jamais devenu une star.
Fabrice n'a plus qu'un seul but : ressusciter son idole, réveiller le "Johnny" qui sommeille en Jean-Philippe.
Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ?
Les deux compères ont 40 ans de "Johnny" à rattraper !
A travers l'aventure de ce pari impossible, une amitié extraordinaire va naître entre les deux hommes...
Site officiel : cliquez ici
Fiche allociné : cliquez ici
Mon avis : Jean-Philippe est un film dont le thème est déjà vu dans la forme, mais qui apporte son plus et laisse songeur quand aux chemins de vie. Il m'a ainsi fait penser à un chemin que pourrait bien suivre une "anomalie" de l'univers star academy et de ses voix estampillées par des critiques comme des "chanteurs kleenex", un certain Pascal Mono (je lui souhaite en tout cas le succès qu'il mérite selon mes oreilles, ma sensibilité ). Mais pour revenir au film, c'est avant tout un film que j'ai trouvé frais et léger, une bulle de peps sur une mer de rocs autour d'une terre de feu, avec un savoureux duo Johnny Hallyday/Fabrice Luchini (tous deux arrivent à faire des étincelles sur des terrains inconnus), des acteurs, comprenant aussi les rôles secondaires, qui portent le film à son terme sans laisser sur la faim, un film qui rend bien hommage, d'une originale façon, à la carrière du mythique rockeur franco-belge. En résumé, j'ai beaucoup aimé et je suis sorti du cinéma de bonne humeur, et je pense que ce film devrait plaire même à ceux qui ne sont pas fan de Johnny s'ils aiment ce genre d'histoire, et il devrait ravir ceux qui le sont, mettre en orbite ceux qui adorent les deux "acteurs principaux".
20:55 Publié dans Babillage - Divers | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
13.03.2006
Nouveau monde et Mémoires d'une geisha

Le Nouveau monde
Synopsis : En avril 1607, trois bateaux anglais accostent sur la côte orientale du continent nord-américain. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir "Jamestown", un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu'ils considèrent comme le Nouveau Monde.
Même s'ils ne s'en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au coeur d'un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan. John Smith, un officier de l'armée, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s'adapter.
En cherchant de l'aide auprès des Indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle se nommée Pocahontas, ce qui signifie "l'espiègle". Très vite, un lien se crée entre elle et Smith. Un lien si puissant qu'il transcende l'amitié ou même l'amour...
Site officiel : http://www.lenouveaumonde-lefilm.com/
Fiche allociné :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=56147.html
Mon avis : J'ai toujours pas vu le dessin animé de Disney sur Pocahontas, mais il paraît que la vision donnée par le film s'en rapprocherait. Toujours est-il qu'avec ce film, Terrence Malick (La Balade sauvage, Les Moissons du ciel, La ligne rouge) semble faire moins l'unanimité auprès des spectateurs que dans les rares films qu'il a réalisé et accueillis comme des événements. Ce serait-il rouillé ? Et bien... si vous avez consulté la fiche allociné, vous avez pu vous rendre compte que la majorité des critiques presses ne tarissent pas d'éloges. En fait, le film est tout simplement d'un genre particulier, un genre où il ne faut pas attendre une explosion tous les quart d'heure, un genre où l'action est distillée au compte goutte sur 2 h 16, où les dialogues "narratifs / de pensées" ont autant d'importance que les quelques dialogues entre les personnes, un genre où le personnage principal est en quelque sorte la nature. Il ne faut pas non plus être trop fatigué pour ne pas s'endormir bercé par une musique sophrologique. Quel est l'intérêt du film ?...
A une époque où la technologie ne cesse d'évoluer et de nous servir des films à effets spéciaux mirifiques (ou non), où l'on attache parfois plus d'importance à la forme qu'au fond d'une histoire, il est bon de constater que certains réalisateurs s'évertuent à retracer l'aventure humaine dans toute sa "simplicité" et sa poésie. Et personnellement, j'ai beaucoup aimé ce film. J'ai trouvé les personnages incarnés par les acteurs très attachant, les tranches de vie - bien que passées un peu rapidement - de la fondation d'une colonie très crédibles. Je me suis laissé porter, fondu, évadé dans cette évasion paysagesque, musiesques, poétique d'un autre monde, finalement pas si autre que cela.
Pour ceux/celles qui voudraient en savoir plus sur la véritable histoire de Pocahontas et des Indiens de Virginie :
http://perso.wanadoo.fr/aetius/amerika/Pocah1.htm
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Mémoires d'une geisha
Synopsis : Quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, Chiyo, une petite fille japonaise, est arrachée à sa famille pauvre pour aller travailler comme servante dans une maison de geishas.
En grandissant, elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha. Elle triomphe des pièges que lui tend sa rivale, la fourbe Hatsumomo et devient, après des années de travail, la légendaire geisha Sayuri.
Très belle, épanouie dans son art, Sayuri fascine les hommes les plus puissants. Mais celle qui n'a plus le droit d'aimer reste hantée par l'amour qu'elle porte, en secret, au seul homme qu'elle ne peut atteindre...
Site officiel :
http://www.marsdistribution.com/xml/flash.html?cfilm=51807
Fiche allociné :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=28572.html
Mon avis : Je ne sais pas trop quoi dire sur ce film, mis à part que j'ai aimé l'ambiance dépeinte, l'aventure, le film. Enfin, je peux toujours préciser que Mémoires d'une geisha est dans la lignée des "grosses productions romanesques", que certaines critiques lui reprochent ses clichés, ses anachronismes, d'être trop versé dans le sentimental, de manquer de rebondissements, d'être ennuyeux. Et je peux pas dire qu'ils n'ont pas de "bonnes" raisons, mais si j'ai ressenti un moment d'essoufflement, de creux quand l'histoire prend une tournure qui l'éloigne du côté "exotique" orientale pour nous ramener les pieds sur terre dans une autre sorte de conflits, j'ai assez vite été "rattrapé" et j'aime le genre, la romance, même dans ses "excès" (c'est relatif je trouve), et j'ai donc aimé le "spectacle", le film dans son ensemble.
22:55 Publié dans Babillage - Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
24.02.2006
Moi aussi je veux mon fauteuil !
Fauteuils d'orchestre
Tous ces personnages et leurs compagnons vont se croiser et se retrouver le temps d'une soirée au Café des Théâtres, où ils viendront soigner leur névrose devant un café ou un "tartare frites".
Fiche allociné : Cliquez ici
Mon avis : Je suis venu, j'ai vu et... j'ai bien aimé !
Et à la fois assez profond, parfois abyssale, intriguant comme l'aspiration du microcosme dans lequel elle évolue, comme des paroles de vie sur des mélodies entraînantes, des chefs d'oeuvre de la chanson française...
Et surtout humain, terriblement humain... des humains avec des failles, à commencer par un célèbre pianiste joué par un étonnant Albert Dupontel, jusqu'à la gardienne du théâtre jouée par une Dani sincère et émouvante...
19:10 Publié dans Babillage - Divers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
22.02.2006
Munich

Synopsis : Dans la nuit du 5 septembre, un commando de l'organisation palestinienne Septembre Noir s'introduit dans le Village Olympique, force l'entrée du pavillon israélien, abat deux de ses occupants et prend en otages les neuf autres. 21 heures plus tard, tous seront morts, et 900 millions de téléspectateurs auront découvert en direct le nouveau visage du terrorisme.
Après avoir refusé tout compromis avec les preneurs d'otages, le gouvernement de Golda Meir monte une opération de représailles sans précédent, baptisée "Colère de Dieu". Avner, un jeune agent du Mossad, prend la tête d'une équipe de quatre hommes, chargée de traquer à travers le monde onze représentants de Septembre Noir désignés comme responsables de l'attentat de Munich. Pour mener à bien cette mission ultrasecrète, les cinq hommes devront vivre en permanence dans l'ombre...
Site officiel : http://www.uipfrance.com/sites/munich/
Fiche allociné : cliquez ici
Mon avis : Munich est classé dans le genre "drame historique"...
Pourquoi aller voir Munich ? Les imbrications géopolitiques ne sont pas très fouillées, sont abordées en surface, servent plus de prétexte à une histoire "actuelle" ? L'historique n'est pas assez fidèle et quitte à aller voir une histoire abordant le sujet autant regarder "Les Patriotes" ou dans l'historico-fiction aller voir "Lord of War" qui nous en dit aussi long, voir plus, sur ce qu'il peut se passer "dans notre dos" ?
Pourquoi aller voir Munich ? Quand il suffit d'allumer sa télévision pour voir des images d'attentat, quand il y a des reportages, des films qui nous en apprennent plus, quand il y a des films plus intrigants, plus hitchcockiens, des thrillers, des séries plus palpitantes comme 24 h chrono qui abordent aussi le problème du terrorisme ?
Pourquoi aller voir Munich ? Quand le drame est prévisible, quand il n'y a pas d'effet dramatique aussi intense que dans une histoire Shakespearienne ?
Pourquoi ?...
Parce que !... Mais encore ?!
J'ai eu du mal à positionner mon avis sur ce film. Il m'avait laissé une impression étrange à la sortie de la salle... J'ai eu besoin de le digérer plusieurs jours affin de prendre assez de recul pour faire une critique fidèle à mon appréciation du film. D'un côté, j'avais conscience de voir de l'authentique Spielberg. Ce réalisateur qui marque le paysage cinématographique hollywoodien d'une patte indélébile, ce même réalisateur qui nous offre des films d'anthologie, des chefs d’œuvre pour les rêveurs et pour les blasés, les poètes et les aventuriers, à l'humanité et l'intelligence à la fois utopique et lucide, délectable quand on comprend, est touché. De l'autre, j'avais eu le sentiment de ne pas en avoir eu pour ma soif de petit plus, d'avoir vu une histoire bien ficelée mais qui ne m'apprenait rien de nouveau. Sauf que maintenant j'ai beau essayé de refreiner l'élan dithyrambique pointant par plume... Force est de constater qu'avec son film il a fait mouche.
Car après digestion du film... au cas où vous l'aurez pas compris ^^, je partage les avis "très positifs" sur Munich. A la base il y a un schéma un peu "facile", mais j'attache beaucoup d'importance à la qualité du scénario, et de ce schéma facile s'échafaude un scénario digne de ce nom, une histoire qui m'a tenu en haleine malgré ses rebondissements prévisibles. L'efficacité de la mise en scène, de l'ambiance rendue, avec quelques scènes "originales" marquantes, secoue comme si on était face à de l'authentique terrorisme, une histoire réelle. Un peu comme si Steven exorcisait à travers ce film toute la violence qu'ont vécu les victimes, avec une dimension froide et humaine, un chaos que l'esprit tente de rationaliser, essayant de se raccrocher à des principes, à une justification, des motivations personnelles. Pas facile de ne pas se noyer dans la nasse où le réalisateur fait plonger ses personnages principaux.
Pour la petite histoire, certains reprochent à ce film son côté "fiction", son manque d'approfondissement sur les imbroglios de l'affaire, le réduisent à une idée évoquée "la violence engendre la violence", mais... Vous auriez voulu de l'historique approfondie, une analyse fouillée, de "l'intellectualisation à tout va" ? Allez voir des documentaires ;p. Non, plus sérieusement, si à travers et au delà de la mise en scène il fait passer des messages qui s'adressent à tout coeur humain, Spielberg arrive à éviter de prendre partie, va au delà du manichéisme. Et personnellement, les quelques tirades de "morales" ne sont qu'une partie de ce que je retiens. Qu'est-ce que je retiens ? Une sorte d'odyssée humaine, d'humains qui cherchent leur racine, qui se perdent dans leurs idéaux, pour une cause. En fait pour moi ce n'est que dans la forme qu'il aborde le sujet du terrorisme, la manière d'y répondre et les "problèmes" que cela peut impliquer, problème dans lesquels les protagonistes peuvent souiller leur âme, la perdre.
Dit comme ça, ça peut paraître simpliste, à l'instar de deux ou trois tirades de philosophie "faciles", mais... C'est un peu comme le Titanic... On pourrait le résumer comme un film d'amour tragique/catastrophe à la philosophie carpe diem où un bateau coule, et pourtant... Chacun en retire ce qu'il veut bien en retirer suivant sa vision, ses attentes. Bon, tout le monde n'a pas la même sensibilité, tout le monde n'a pas besoin d'être secoué, et tout le monde peut ne pas ne pas accrocher à l'histoire... Nous sommes tous différent, et même parmi les critiques spécialisées il est rare que pour un film il y n'ait pas de critiques radicalement opposées. C'est ce qui fait la richesse de l'humain. Mais bref, s'il faut aussi savoir prendre un film pour ce qu'il est, pour moi, Munich ce serait plutôt "Pourquoi faire compliqué quand on peut faire compliqué en étant simple ?". Il aborde des parties profondes et d'autres de manières plus superficielles, en fleurant leur surface pour ne pas perdre ses spectateurs, pour nous faire vivre une histoire tout en laissant à notre imagination le soin de pousser les autres portes. J'irai jusqu'à faire un parallèle avec les noeuds. Il nous fait voir une histoire à travers un fil tout en nous laissant entrevoir d'autres fils qui s'y mêlent.
Au final, si je suis ressorti de là avec une impression d'étrange - comme vous l'aurez compris - je suis "obligé" de reconnaître que c'est un de ces films du genre - j'ai une préférence pour les sciences fictions, les films qui font rêver, qui ont une dimension d'exotisme - à ne pas m'avoir laissé indifférent, à m'avoir transporté avec lui, à avoir réussi à me faire vivre les hauts et bas des personnages principaux. Je ne puis que rendre à César ce qui est à César et conclure que, sur mon échelle de "valeurs", c'est un film qui est très bien sur beaucoup de "plans", un de ces films qui mérite le rang de film culte, de chef d'oeuvre.
12:15 Publié dans Babillage - Divers | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Munich, film, Steven, Spielberg, terrorisme, terroriste, critique, avis

