10.06.2008
Et si les extraterrestres...

* Traduction approximative, s'il y a un linguiste spécialisé en langues extraterrestres dans la salle...
20:20 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : comic strip, blague, humour, extraterrestre, e-t, humoristique, image
18.05.2008
Au pied de la lettre

Comme annoncé ici, ci-dessus un premier strip pour inaugurer la rubrique.
Comme vous pouvez le constater... euh, ben, constatez
.
Au passage, rien à voir, mais pour les amateurs, voici mon code ami pour Mario Kart Wii : 0903-2902-3428
Afin que je vous ajoute, vous pouvez laisser votre code en commentaire ou en utilisant le formulaire de contact.
Bonne fin de week-end, début de semaine,
@ peluche !
Pascal
17:46 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : comic, strip, comique, humour, enfer, paradis, lamachère
29.02.2008
Suite 2 de Project chaos, animation forum et poèmes de mars
Au passage, vous noterez sur la page que je recherche des personnes pour animer le forum "généraliste", cliquez ici pour voir l'annonce.
Suite de Project chaos
… Cette dernière pointa dans la direction du vortex et commença à entraîner la main qui la tenait, avec le reste du corps par la même occasion. Son propriétaire sembla se laisser traîner, hésitant à suivre le chemin de la drôle d’histoire qui s’était encrée sous ses yeux…
« Bon, alors ?! T’attends que le croquepage ramène sa gomme dans les parages ? » vibra la plume retournée vers les mirettes.
« Hum ! J’ai le droit de décider où je te promène, non ? Et à vrai dire, je me demandais s’il ne serait pas plus intéressant de…
Hey ! »
La plume, badine, avait coupé court à la pseudo rhétorique de la bouche de son maître en venant titiller ses narines. Dans la foulée, l’ouverture vers la dimension de Gel aspira tout l’air de la pièce. L’homme n’eut d’autre choix que de se laisser aller, de se laisser guider pour à nouveau mettre en contact le fer et l’encre…
De « l’autre côté », la bulle avait déjà bien épousé des paysages lettrés jamais observés jusqu’ici : au bord d’une vaste pleine d’eau verdâtre, un château trônait au sommet d’une montagne sableuse clairsemée (*), infestée de nains tristus fernus, des personnes du bon peuple en guenilles avaient été attachées çà et là le long des sentiers escarpés, certains nains « s’amusaient » à les enfoncer le plus profondément dans le sol friable, une sorcière assise sur un rempart de la plus haute tour tournait le dos à quelques nobles et mages immobiles. A l’intérieur des murs c’était tout autant la pagaille, si ce n’est plus, en dehors d’une pièce calme située dans les sous-sols. Il faut dire qu’elle était protégée par la magie du mage du royaume et que la sorcière n’avait pas encore pointé son nez dans les parages. Gel y était apparu et, sur une sorte de banc couvert de tissus, était visiblement rentré en transe face à son ami, tout aussi habillé de nu, en dehors du couvre chef pointu tout étoilé. Le silence serait aussi de la partie si deux petites voix nainfernalesques ne l’empêchaient pas de se présenter…
La plume se faufila pour graver d’un peu plus près l’étrange scène.
Un nain emmitouflé dans une cape était en train de faire des mimiques, présentant visiblement sa dernière blague à deux autres nains, avec la complicité d’un autre.
« Je suis Super Con ! » affirma t-il sur un ton dramatique en se dodelinant.
« Meuh… nan ! » fit semblant de rasséréner son comparse qui hocha la tête de bas en haut tout en se faisant, a
« Si si ! C'est mon nom ! »
« ... Ah, Sisi c’est ton nom ?! »
« Mais non, Con ! »
« Je te permets pas ! C’est toi l’con ! »
« Oui, oui, c'est bien Con... mon nom de famille. »
« ...
C'est con comme nom de famille…»
« Naine en tutu bleu ! Je te l’avais dit ! T’es vraiment qu’un perroquet tristus tout joyeux ! » insulta le ‘capé’.
« Et toi t’es qu’un… qu’un… blagueur sans fernus ! » rétorqua le comparse qui se rua, cornes baissées, sur l’autre.
Les deux autres nains semblèrent prêts à se joindre à cette petite bagarre amicale. Devant l’affligeante tournure, l’attention de la pointe se retourna vers Gel qui s’était levé d’un bond et s’était mis en colère alors qu’aucune parole audible n’avait été échangée. Il avait visiblement fait le point de la situation par télépathie.
« Et si la sorcière met fin aux jours de quelques personnes ?! S’il lui venait l’envie de s’en prendre à mon amie Atine, je ne pourrais me le pardonner ! Je dois d’abord aller lui parler ! Lui faire une proposition qu’elle ne pourra décemment par refuser ! »
Le mage resta en transe pour maintenir la pièce sous protection et pour…
« Oui, j’ai compris que des tractations sont en cours avec des droliticus, que vous êtes en train d’entamer les palabres par l’intermédiaire du conseil de la féerie ! Mais cela ne fera sûrement qu’alimenter le fléau !
De quoi je m’enflamme dans le vide ? Je… Et si je lui servais d’appât vers le lieu de réunion ?! Oui, cela pourrait être une bonne idée ! Je suis d’accord ! » sembla monologuer, voire soliloquer Gel.
Pour seule réponse visible, son ami forma une boulle avec ses mains, ce qui eut pour effet d’envelopper Gel dans une bulle. Il lévita aussitôt, sortit de la pièce en traversant le mur, tel un fantôme, fut l’objet d’attentions particulières des nains qui tentèrent – en vain - de nombreuses pirouettes qui devaient le faire rebondir sur les parois de l’escalier qu’il « montait » à présent. D’infimes particules d’encre s’accrochèrent à la bulle lorsqu’elle s’engouffra par une fenêtre du premier étage…
La plume sembla hésiter à suivre Gel, le plus gros ayant imprégné cette rive, ce château, et d’autres bulles quémandaient son attention dans des ailleurs…
to be continued / à suivre / 待續 / essere continuato
© Pascal Lamachère – février 2008
(*) A la demande de FCSSS
Pour rappel, j’ai décidé de faire avec cette histoire une sorte de jeu/expérience d’écriture. Vous pouvez influer sur des détails, voire sur l’essence de ce qui sera conté. Pour soumettre une (des) envie(s) de suite, je vous invite à remplir le formulaire dédié (vous pouvez y accéder en cliquant ici).
22:55 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poèmes, mars, conte, humour, interactif, suivre, lecture
05.06.2006
Fables calembours, dites fables express
Pour faire mumuse, je me suis essayé au genre. Les miennes sont un chtit peu beaucoup tordues ^^° mais voilou :
Lorsque sur son terrain il trouva un tas d'os,
Il décida de les ranger tous dans la fosse,
Prêt à, ceux qui voulaient lui en renvoyer, mordre...
Moralité : Roland gare l'os...
Sie, gente dame de la cour d'Autriche,
Fit une si belle pirouette avec ses miches,
Sans en ressentir de supplices,
Qu'elle en "scia" l'impératrice.
Moralité : Sie scie l'impératrice !
Mary Jane fit une esclandre
Pour que son homme aille prendre
Un costume pour la soirée...
Moralité : Mary Jane speed her man !
(Mary Jane Watson, petite amie de Spiderman)
Tomba en ruine,
Jusqu'à ce qu'il soit totalement caché
Par la verdure qui donna nouvelle mine !
Moralité : Au temps en emporte le Van...
20:30 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fables, express, humour, calembour, Rolland, garos, spiderman
14.05.2006
Les voeux de Bush
Bush frotte une lampe censée contenir les plans d'une arme secrète d'un pays x du moyen orient, qu'un agent secret avait ramené au pays, aux États-unis d'Amérique...
Personne jusqu'ici n'avait réussir à en extraire la moindre information. La lampe avait été passée aux rayons X, au détecteur de puces électroniques au cas où des informations seraient dans une puce etc. Mais la lampe était belle, fleurait bon l'exotisme, et Bush l'avait récupéré sur son bureau pour l'offrir à sa femme...
C'est ainsi que Bush s'est retrouvé avec cette lampe dans les mains, dans son bureau, à la maison blanche. Tout en frottant les contours de la lampe, il regarde le dernier bilan des "morts pour la patrie" lors d'attentats sur une terre Y.
/ Chhhhh.... bruit d'un cocotte minute /
Le président américain panique, lance la lampe.
Génie>"Ouch ! Mais quel est le gougnafier qui... oh, pardon !"
Un génie est sorti de la lampe en catastrophe, heurtant le bureau. Bush le regarde, les yeux exorbités, interloqué.
Génie>"Oh mon maître ! Que souhaitez-vous ?! J'exaucerai vos souhaits !"
Le regard du président devient aussitôt semblable à celui qui vient de trouver des pépites d'or.
Bush, sans trop réfléchir>"J'ai toujours rêvé de sauter avec un parachute"
Le génie claque des doigts et fait apparaître un parachute dans le dos de Bush.
Génie>"Vous pouvez sauter maintenant ! Un autre voeu ?"
Bush saute sur place avant d'adresser au génie un air dubitatif.
Bush essayant de réfléchir>"Euh... je voudrais pouvoir marcher sur la lune quelques instants... euh, mais avec assez d'oxygène pour rester en vie, et pouvoir revenir sur terre assez rapidement pour ma prochaine réunion !"
Le génie claque des doigts et... fait apparaître une reproduction d'un bout de la lune à la place de la moquette du bureau.
Génie>"Vous pouvez marcher... C'est de la reproduction fidèle au 1/100 du lieu qu'un humain avait foulé ! Un autre voeu ?"
Bush de nouveau déçu>"... Ah... Ah..."
Bush regarde le sol lunaire, puis les feuilles du dernier bilan qu'il regardait avant de se laisser distraire. Une étoile filante improbable, une lumière fugace traverse ses yeux...
Bush>"Je souhaiterai qu'il n'y ait plus de dictateurs, et surtout plus d'attentats !"
Le génie claque des doigts et... assomme Bush.
Génie>"Désolé, je n'ai pas le droit de me mêler à ce point des affaires humaines, mais au moins j'aurais exaucé une partie de votre voeu et offert aux USA et à la terre un répit de quelques minutes..."
Sur ces derniers mots le génie s'évapore et retourne dans sa lampe...
© Pascal Lamachère - mai 2006
16:20 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
06.05.2006
La faucheuse
Je suis à terre, en route vers l'ailleurs. Le lit est encore tout chaud... Sa noirceur est déjà en la place depuis quelques minutes.
Je suis à terre, immobile, tout engourdi... La criminelle récidiviste en profite pour m'assaillir, se glisser, "prendre pied" à partir de ma main, là où les veines sont les plus visibles.
Là où je suis, le temps semble ne plus avoir d'importance... Elle appose sa marque au bord de mes cieux.
A l'actif de cette dame crainte sur toute la terre par nombre de créatures instinctives, trois souffles de vie aspirés rien que pour la semaine écoulée. Et pendant que cette faucheuse prend possession de mon corps, je continue mon escapade, l'esprit enfin apaisé...
Elle commence à tisser son voile sur mes yeux clos... Le sang dans mon coeur bat une dernière fois... un dernier bond, tout dernier... avant le réveil de ce jour !
Je sursaute... La tueuse de mouches et de moustiques manque de peu de devenir victime. Balayée au loin, l'araignée va se cacher dans un coin en attendant une autre nuit pour commettre un forfait sur une créature plus... à sa taille.
11:46 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
17.03.2006
Visite guidée chez les nains droliticus fernus
Pour commencer cette visite digne d'une histoire, épopée stellaire serait plus juste, je vous parlerai tout simplement du sujet. Car c'est à travers ce sujet que vous vivrez l'univers à venir, à tel point qu'à la fin vous penserez comme lui, boirez, mangerez comme lui, dormirez et peut-être même, vivrez comme lui ! ATTENTION donc aux abus... Il serait plus sage de déchirer là, tout de suite, les pages de votre contrat de visite et partir… mais c'est trop tard… Vous venez de faire un pas, un pas de trop dans leur monde. CE monde, diaboliquement diabolique, diaboliquement entraînant, diaboliquement enquiquineur, ravageur, destructeur de quotidiens bien réglés, atomiseur d'idées reçues, exterminateur de bullage, et surtout, fouetteur de gentillesse. Assurément, vous en sortirez tout retourné et nous espérons juste que vous en trouverez la sortie sans agir d'une façon qui nuirait à l'image de ces pauvres petites bestioles qui ne veulent que votre malheur. Vous tarde peut être de savoir qui sont ces « bestioles », ces amis, ennemis, ces olibrius qui travaillent dans l'ombre de vos cauchemars ? Ce sont... tam dam dam... les nains droliticus fernus, plus communément appelés les nains fernaux. Le nain fernal est une espèce protégée et crainte, même des dieux. C'est pour dire. L'explication est toute simple... Les nains fernaux, depuis qu'ils se sont réunis en société, ont mis à feu et à sang tous les lieux où ils étaient, l'enfer en premier. Ils ont été chassés, ou disons qu'ils se sont fait offrir, pour le bien de tous, un lieu bien à eux, une planète solitaire d'où ils pourraient servir les desseins des dieux - car ils aiment se rendre utile - et où ces êtres vivants pourraient se défouler, vivre en « paix »...
Parlons donc de ces créatures, les nains fernaux... Au niveau morphologique, vous constaterez qu'ils sont... petits ! Oui, gagnez ma petite dame ! Et ? Ils ont des protubérances au niveau du front, bien pensé ! Mais encore ? Une petite queue en forme de fourche ? Bingo ! A ceci près qu'elle est assez longue. Vous avez gagné un voyage sur leur planète, tous frais payés par votre rire. Et ensuite ? Redevenons sérieux, enfin, essayons. Ensuite, plus difficile à deviner, le teint de leur peau est cuivré, leurs pieds et mains sont bizarroïdes. Ils ont trois doigts, trois gros pouces aux mains, et trois gros petits doigts aux pieds, proches de ressembler à des sabots de cheval. Enfin, ils ont des oreilles pointues semblables à celles des elfes, dont la longueur est un reflet de leur dominance, et ils sont vêtus d’une sorte de pagne, avec une frange à la romaine sur les épaules. Ceci est pour les particularités communes. Après, chaque nain fernal est différent et il convient de différentier le nain malus, de la naine femmeus. C'est la première différence entre ces créatures, la plus voyante mais en même temps celle qui les rapproche le plus. Les nains et naines s'entendent parfois mieux entre eux que les nains avec les nains, ou les naines avec les naines. Les malus ont en effet une fâcheuse tendance à se disputer la moindre parcelle de terrain, la moindre sollicitation des dieux, tout ce qui pourrait les valoriser aux yeux des naines. Les femmeus, elles, ont une fâcheuse tendance à se disputer le pouvoir du fouet ultime, celui qui leur permet de créer les cauchemars sans se blesser, de pouvoir se déplacer sur d'autres planètes ; les nains sont parqués sur leur planète, la Naimbuse Verte, pour leur vie sociale, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne peuvent pas en sortir. Précisons néanmoins que le fouet permet avant tout aux naines de se faire obéir de tous les malus, sans exception. Et ce qui différencie un malus d'un autre ? En dehors des nuances sur les traits du visage, des mimiques, pas toujours faciles à repérer, viennent l'attitude vis-à-vis des taches qui leurs sont données, leur approche vis-à-vis du reste de l'univers, leur façon de faire cauchemarder...
Penchons-nous d'un peu plus près sur leur cas ! Voici un groupe de nains fernus malus d'un côté, un groupe de femmeus de l'autre et un troisième groupe où les malus et femmeus sont mélangés. Vous remarquerez que le groupe composé uniquement de malus campe et se dispute le lieu où arrivent les missives divines. Leur principale arme pour la lutte finale se situe au niveau du front : les cornes qui sont plus grosses que chez les autres. Elles leur permettent, tête baissée d'un certain angle sur le droite ou la gauche, d'envoyer valdinguer leur rival, de faire fuir, de faire des farces en tous genre. Il ne vaut mieux pas être douillet lorsque l'on subit une de leurs frasques, car le fernus aime faire mal. Pour s'en débarrasser, il faut lui renvoyer ses blessures : dès qu'il a mal, il fait un bond de quelques centaines de mètres en arrière… Ce qui peut être fâcheux, si il y a une fosse à cet endroit là, vous me suivez ?
Le groupe composé uniquement de naines se retrouve au lieu où le linge des dieux arrive, le lieu où des morceaux de fouets tombent du ciel. Elles, elles ont « compris » que la violence directe ne servait à rien, qu'il valait mieux qu'elles se partagent ce qui arrivait… Elles ont tout simplement une autre façon de se disputer. Elles propagent des rumeurs les unes sur les autres. Voyez cette belle naine chuchoter à l'oreille d'une de ses comparses en pointant du doigt une laissée pour compte, un des effets secondaires de leurs rivalités. Chacune tente d'avoir de son côté le plus de courtisanes, une façon d'affirmer sa domination.
La plupart du temps, les nains et naines de ces deux groupes, lorsqu'ils se croisent, se draguent d'une façon peu romanesque. Pour s'en rendre compte, il suffit de porter son attention sur un petit groupe de nains éparpillés qui siffle à l'instant un groupe de naines qui passe devant eux, en ajoutant un fleuri « Eh, poulettes ! Vous savez que vous en jetez grave ? ». En retour, regardez avec quelle élégance une naine fait un clin d'œil, l’accompagnant d’une grimace à l'un d'entre eux, pendant qu'une autre tire la langue en se léchant plus ou moins les babines...
Les nains et naines du groupe mixte ont la particularité d'avoir les oreilles les plus petites, mais de bien s'entendre, d'être bien organisés. Ce qui ne les empêche pas d'avoir l'esprit nain fernus et ce qui ne les rend pas pour autant plus efficace dans leur mission. En effet, ils passent plus de temps à dialoguer, et passent aussi plus de temps à se regarder dans les yeux. Voyez donc sur l'esplanade en feu comment un nain fait valser sa partenaire dans les airs. Ou comment encore, près des tables en plein air, en pleine mission, une naine fait sa démonstration de fouettage sur le plateau d'un malheureux serveur, pendant que les autres applaudissent.
Maintenant, vous brûle sûrement l'envie de voir plus en avant à l'oeuvre l'esprit nain fernus droliticus ? Ce que sont leurs missions ? Et bien brûlez donc, brûlez jusqu'à ce que votre curiosité vous fasse approcher de l'auto-combustion. Peut-être alors serez-vous à même d'en devenir un ?... la meilleure façon de se plonger dans leur histoire, une histoire qui vous avez été cachée jusque là, qui existait déjà dans le berceau de l'univers où nous vivons aujourd'hui... Suivons donc sur les écrans une de leur tranche de vie en cours, des bouts de leur dialogue...
Ashilie, une des plus « sages » naines fernus : « Vous vous rappelez le jour où, après avoir voulu tester un nouveau fouet, nous avions fait trembler l'enfer au point d'envoyer quelques âmes errantes au paradis, et où le bout du fouet céleste ultime, ayant la capacité de traverser les dimensions, avait amené quelques anges avec lui ? »
Torin pouffant de rire : « Et puis le jour où nous nous étions tous mis des auréoles, des masques, et où nous avions fait boire un breuvage à tous les gardiens de l'enfer pour leur faire croire qu'ils s'étaient réveillés au paradis ? Et aussi le jour où nous étions rentrés dans le rêve du pape de l'époque pour l'enguirlander avec notre bonne vieille méthode ? »
Mirus riant puis faisant une triste mine : « Je me souviens aussi du jour où l'un de nous s'est mis à réciter un poème dans le rêve d'un dictateur d'une planète, un poème qui l'a apparemment fait devenir gentil... ce fut un cauchemar pour lui, mais ce fut en quelque sorte aussi un de nos échecs... tu te souviens de ce nain ? »
Torin : « Ah, pour sûr, suite à ça, on l'avait surnommé le pouetateur. Il ne savait trop lui même ce qui l'avait pris ce jour là et il en a été troublé au point de ne plus vouloir rentrer dans les rêves. Il a fallu que des naines le fouettent pour qu'il retrouve un semblant d'esprit cauchemardesque... »
Ashilie : « Moi, je me souviens du jour où j'ai eu le fouet céleste ultime entre les mains pour aller résonner des martiens qui avaient fait exploser une bombe sur une planète voisine... résultat, ils n'ont plus eu de bombes mais ils ont été disséminés dans toute la galaxie… et Mars est devenue ce qu'elle est... »
Ah, j'avais oublié de vous expliquer quelques détails « techniques » que vous retrouverez sur vos écrans... Les nains fernaux ne dorment pas à proprement parlé. Ils entrent en mission lorsque leurs yeux se ferment. Les nains fernaux ne peuvent pas non plus mourir à proprement dit, ils ont une vie quasi-illimitée, d'un big-bang à l'autre. En « contre partie », rares sont ceux qui peuvent faire des bébés nains fernaux. La planète - la Nainbuse verte dite la nebulus fernaticus - sur laquelle ils vivent, est une des seules planètes de leur galaxie qui a pris leur nom : la cul-de-sac droliticus fernus. Ils sont de plus quasiment les seuls êtres vivants de cette galaxie, toute dimension confondue. Pour finir, ils ont un langage propre où les gestes comptent beaucoup, où le moindre détail a son importance ; détails que nous vous traduisons à l'instant (yeux démoniaques, main tendue = moi aussi je t'apprécie ; yeux démoniaques, main replié = soyons amis ; yeux gentils, main sur le cœur = va te faire voir chez les humains). Certaines expressions leurs sont propres, auxquelles il n'est pas toujours facile de se familiariser (pour dire, l'équipe féerique mise en place depuis que l'homme est homme, ayant appris leur existence, partie à leur découverte sur des milliers de générations, n'est pas sûre de ce qu'elle traduit).
Ashilie : « C'est pas tout ça, mais il va être l'heure de la visite annuelle de notre grand maître. Je dois aller préparer notre cérémonie... »
Ashilie ouvre la porte et s'engouffre dans le souffle soufré libre, croise au passage quelques nains fernaux déjà en costumes pour l'occasion. Dans le ciel, des pigeons célestes voyageurs commencent à tournoyer.
Torin : « Tu crois que cette fois nous allons avoir droit à une mission digne de ce nom ? »
Mirus : « J'espère surtout qu'ils vont nous élire nous, les nains fernaux, cette fois comme les serviteurs les plus loyaux. Même si nous avons pu faire quelques écarts. Après tout, nous avons été les plus actifs. »
Torin : « Nous aimerions tous, je crois, que ce soit le cas... faudra attendre la prochaine… »
Mirus sarcastique : « Oui, et cela risque malheureusement d'être remis à plusieurs millénaires... Tu te souviens du récent cas de Drumpodre, notre vénérable tenancier. »
Torin : « Pour sûr, j'étais de la mission. Il a détruit toute une partie du lieu où nous étions. Il en fut de même pour Niedou, trop zélée pour donner une leçon aux lanceurs de météorites. »
Mirus : « Oui, pendant un bon moment il n'y a plus eu de comètes, d'étoiles filantes. Les pauvres rêveurs que... bah, disons que ça fait partie de notre nature ! »
Torin : « Oui, mais quand même... enfin, bref, bon, faut aussi qu'on se prépare... »
Mirus et Torin vont dans leur chambre respective se changer... Voyez pendant ce temps, sautant d'étoile en étoile, un messager à la cape ailée se rapprocher.
Voyez… Quelques instants plus tard, tous vont se retrouver autour du grand autel où la grande prêtresse Ashilie se prépare à donner un petit coup de fouet… Quelques instants plus tard… Le messager apparaît soudain à leurs yeux en feu au dessus d’un nuage. Ashilie lance le fouet dans sa direction. Le rouleau de parchemin qu’il tenait tombe à ses pieds. Elle le déroule et le lit.
Ashilie : « Nous vous demandons de perturber l'univers de Rosaline le temps d'un songe... »
Torin : « C'est tout ? »
Entendez donc la clameur de déception gagner la foule de nains. Certains sont venus de tribus logeant à l'extrémité de la planète. Pour quoi ? Pour perturber un univers ? Ah ! Mais... mais…
Ashilie : "Mais nous sommes autorisés à mettre le paquet... »
Mais, en lisant entre les lignes, perturber un univers laisse une grande marge de manoeuvre... Et ils viennent de le comprendre ! C'est l'euphorie générale. Et maintenant, comme de coutume, Ashilie ferme les yeux, laisse le fouet céleste choisir les nains fernaux pour cette mission spéciale. Laissons-les donc déguster leur joie avant d'accomplir cette mission le coeur à l'ouvrage, qui sera peut être à terme au moment où nous quitterons leur planète. Votre visite est terminée, le temps de fermer les yeux, nous serons revenus à bon port…
18:55 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
18.02.2006
I had a dream...
Ils étaient là, sous la pluie, étrangers à ces terres, perdus. Ils avaient atterri hier, dans la nuit, sur une branche, avec leur soucoupe. La lune était pleine et était propice à leur sortie, ils s'étaient dit. Mais ils avaient omis un détail, ils ne connaissaient rien, aucun détail, aucune donnée sur les vies qui respiraient ici bas. Quand ils firent les premiers pas, ils étaient sur une presqu'île. Il n'y avait que le souffle du vent, la brise marine, le clapotis des vagues, et quelques crabes à moitié endormis...
Ils n'eurent l'occasion de consommer leur déception quand nul être ne répondit à leur appel : frêles comme deux feuilles, ils furent emportés par Eole, voyagèrent à dos de nuages. L'un appuya sur un bouton de sa blouse. Leur soucoupe les suivit. Ils virent le bon côté de ceci dans la beauté du ciel étoilé, dans les rivages qui en dessous se dessinaient, dans ce qui leur semblait les habitacles des créatures habitant cette planète. Puis leur vitesse diminua, les nuages perdaient de leur consistance, se vidaient en pluie, ils descendirent, perdirent de la hauteur, virent venir le sol avec appréhension. Le feuillage d'un prunier fit office de coussin, et ils furent de nouveau sur une branche, en entier. Leur soucoupe n'était pas loin, et ils se demandaient s'ils ne devaient pas attendre la fin de la nuit, regarder se lever la grande boule de feu, qu'ils intuitaient comme garant d'un cycle aux créatures de cette planète. L'autre décida de faire une dernière tentative. Dans la pluie battante, leur appel ne fut pas perdu pour tous. Une créature à la bouche pointue apparut à travers les branches, et alors qu'ils tentèrent de la saluer d'une révérence... ils furent gobés...
Ils étaient là, sous la pluie, étrangers à ces terres, perdus. Perdus, ils ne le seront plus, et étrangers non plus. Ils se sont fondus à la faune locale. L'ôte dans lequel ils étaient, et qu'ils tentaient dans leur langue natale, sans relâche, d'interpeller, fut quant à lui confronté aux dures lois de la nature. Un chat qui passait par là, à l'affût, n'en fit qu'une bouchée. La morale de la chaîne alimentaire était ainsi respectée : ces deux vers de l'espace finirent digérés par un oiseau qui avait terminé dans l'estomac d'un chat. Le bon côté des choses pour eux, c'est qu'ils auront vécu une fin dans une créature qu'ils auront pu étudier de prêt avant d'être digéré. Quant à la morale "finale", elle est pour moi... il va falloir que j'arrête de regarder Microcosmos et Men In Black dans la même soirée, juste avant de rejoindre la dimension de Morphée...
© Pascal Lamachère - 2001
23:30 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : I, had, a, dream, parodie, humour, humoristique, étranger
Le Villepin et la populace
Juste pour le "fun", en rapport avec les contrats du CNE et CPE. A noter que c'est un écrit qui se veut parodique, à prendre au second degré. Que vous soyez pour ou contre, ou sans opinion, le sens hors contexte humoristique que vous avez du contenu importe peu dans ce genre de cas. Du moins, de mon point de vue.
Et, sinon, je ne crois pas que ce soit utile de le préciser, mais c’est un pastiche déformé de « Le Corbeau et le Renard » de Jean de la Fontaine.
Bref, voilou l’écrit :
Le Villepin et la populace
Maître Villepin, en son Matignon perché,
Tenait sous sa plume des contrats pour deux âges.
La populace, par leur extrapolation repoussée,
Scanda son mécontentement près de son rivage :
« Hé ! Bonjour, Monsieur le gardien de nos eaux,
Que vous êtes sourd ! Que vous nous prenez pour des sots !
Sans mentir, c'est triste si votre beau langage
Se rapporte maintenant à l'empoisonné sillage,
Vous êtes devenu le tondeur des moutons de ces bois. »
A ces mots le Villepin ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer la puissance de sa foi,
Il attache à sa plume, pour la nuit, les contrats.
La populace l'en psalmodie, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez qu'un loup sans coeur
Vit aux dépens de ceux qui payent sa route :
Quand cesserez vous de pondre des mirages ?
Cette leçon vaudrait bien un limogeage,
Ou des bris de cage, sans doute. »
Le Villepin, téméraire et pas repu,
Jura que, jusqu'à tard, il continuerait la mise à nu.
© Pascal Lamachère - Février 2006
22:48 Publié dans Plume Rieuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : contrats, cne, cpe, nouvelle, embauche, première, parodie, poème

