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29.05.2006

Le temps de vivre (poème de Boris Vian)

Le temps de vivre

Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

Il respirait l'odeur des arbres
Avec son corps comme une forge
La lumière l'accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il sautait a travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

Les canons d'acier bleu crachaient
Des courtes flammes de feu sec
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l'eau

Il y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu'ils me laissent le temps
Il s'est relevé pour sauter

Pourvu qu'ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L'a foudroyé sur l'autre rive
Le sang et l'eau se sont mêlés

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le temps de rire aux assassins
Le temps d'atteindre l'autre rive
Le temps de courir vers la femme
Il avait eu le temps de vivre

© Boris Vian (1920 - 1959)


p.s : pour ceux qui souhaitent passer une petite annonce, faire connaître la sortie de leur livre, faire de la pub à leur service artistique etc : http://leplumorum.free.fr/petite_annonce.html

27.05.2006

Une histoire de fête des mères/de mamans

O ma mère et ma nourrice ! Toi dont l'âme protectrice Me fit des jours composés Avec un bonheur si rare, Et qui ne me fus avare Ni de lait ni de baisers ! (Théodore de Banville - Poète français)

La fête des mères est la seule fête laïque qui soit aussi spirituelle. (Jean Gastaldi - Auteur français)

L'enfant reconnaît sa mère à son sourire. (Virgile - Poète latin)

L'amour d'une mère c'est comme l'air : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque. (Pam Brown - Femme de lettres britannique)

Il n'y a aucune recette pour devenir une mère parfaite, mais il y a mille et une façons d'être une bonne mère. (Jill Churchill - Romancière américaine)

Une mère connaît les recettes, celles qui nourrissent, celles qui font grandir. (Pam Brown - Femme de lettres britannique)

Nos mères sont nos enfants et nous voulons que nos enfants soient nos mères. (Michèle Manceaux - Journaliste et romancière française)

Les mères sont les seules à dire la vérité même quand ça fait mal. (Pam Brown - Femme de lettres britannique)

La vraie fête des mères, c'est l'anniversaire de leurs enfants. (Jean Cavé - Rédacteur et romancier français)

La fête des pères est comme la fête des mères, sauf pour le cadeau qui coûte moins cher. (Georges Herbert)

Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d'un monde trompeur Écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur A la tendresse maternelle. (Alfred de Musset - Ecrivain et poète français)

14.05.2006

Les voeux de Bush

Bush frotte une lampe censée contenir les plans d'une arme secrète d'un pays x du moyen orient, qu'un agent secret avait ramené au pays, aux États-unis d'Amérique...

Personne jusqu'ici n'avait réussir à en extraire la moindre information. La lampe avait été passée aux rayons X, au détecteur de puces électroniques au cas où des informations seraient dans une puce etc. Mais la lampe était belle, fleurait bon l'exotisme, et Bush l'avait récupéré sur son bureau pour l'offrir à sa femme...

C'est ainsi que Bush s'est retrouvé avec cette lampe dans les mains, dans son bureau, à la maison blanche. Tout en frottant les contours de la lampe, il regarde le dernier bilan des "morts pour la patrie" lors d'attentats sur une terre Y.

/ Chhhhh.... bruit d'un cocotte minute /

Le président américain panique, lance la lampe.

Génie>"Ouch ! Mais quel est le gougnafier qui... oh, pardon !"

Un génie est sorti de la lampe en catastrophe, heurtant le bureau. Bush le regarde, les yeux exorbités, interloqué.

Génie>"Oh mon maître ! Que souhaitez-vous ?! J'exaucerai vos souhaits !"

Le regard du président devient aussitôt semblable à celui qui vient de trouver des pépites d'or.

Bush, sans trop réfléchir>"J'ai toujours rêvé de sauter avec un parachute"

Le génie claque des doigts et fait apparaître un parachute dans le dos de Bush.

Génie>"Vous pouvez sauter maintenant ! Un autre voeu ?"

Bush saute sur place avant d'adresser au génie un air dubitatif.

Bush essayant de réfléchir>"Euh... je voudrais pouvoir marcher sur la lune quelques instants... euh, mais avec assez d'oxygène pour rester en vie, et pouvoir revenir sur terre assez rapidement pour ma prochaine réunion !"

Le génie claque des doigts et... fait apparaître une reproduction d'un bout de la lune à la place de la moquette du bureau.

Génie>"Vous pouvez marcher... C'est de la reproduction fidèle au 1/100 du lieu qu'un humain avait foulé ! Un autre voeu ?"

Bush de nouveau déçu>"... Ah... Ah..."

Bush regarde le sol lunaire, puis les feuilles du dernier bilan qu'il regardait avant de se laisser distraire. Une étoile filante improbable, une lumière fugace traverse ses yeux...

Bush>"Je souhaiterai qu'il n'y ait plus de dictateurs, et surtout plus d'attentats !"

Le génie claque des doigts et... assomme Bush.

Génie>"Désolé, je n'ai pas le droit de me mêler à ce point des affaires humaines, mais au moins j'aurais exaucé une partie de votre voeu et offert aux USA et à la terre un répit de quelques minutes..."

Sur ces derniers mots le génie s'évapore et retourne dans sa lampe...

© Pascal Lamachère - mai 2006

12.05.2006

Secrets de famille

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Secrets de famille

Synopsis : Le révérend Walter Goodfellow est tellement occupé à écrire ses sermons et à gérer la paroisse de son joli petit village anglais qu'il ne s'aperçoit même pas que sa femme, Gloria, est sur le point de céder aux avances de son professeur de golf. Il n'a pas non plus remarqué que sa fille, Holly, changeait de petit ami toutes les semaines, ni que son fils, Petey, était le souffre-douleur des petites frappes du collège...
Entre son couple qui n'en est plus un et ses enfants qui lui échappent, Gloria ne sait plus où elle en est. Même le chien du voisin lui tape sur les nerfs.
L'arrivée de Grace, la nouvelle gouvernante, va tout changer. Cette délicieuse vieille dame a une façon aussi efficace que définitive de régler les problèmes. Evidemment, cela peut faire quelques victimes...

Site officiel :
http://www.keepingmumthemovie.com/

Fiche allociné :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=108591.html

Mon avis : Dans la lignée des films à humour noir tel que "Petits meurtres entre amis", à la sauce bien english.

Je n'ai pas beaucoup rigolé au début, enfin, pas à gorge déployé, mais quand le film a pris son envol, j'ai eu quelques éclats de rire et j'ai savouré le film.

Les acteurs principaux jouent des rôles à contre emploi, et assez brillamment. J'ai trouvé Rowan Atkinson (Mr Bean), Maggie Smith (le professeur Minerva McGonagal dans Harry Potter) excellents. L'un, qui a l'habitude d'être un peu le baltringue de service dans ses interprétations, est un révérend et évolue, devient truculent sous l'influence de l'autre, la nouvelle gouvernante au passé meurtrier, que bien entendu ils ignorent. Maggie, qui d'habitude est plus dans des rôles "sérieux", "intelligents", joue dans ce film cette gouvernante qui a un grain, décalé, ce qui rajoute peut-être à l'effet, l'étonnement, le plaisir de la voir si bien dans la peau du personnage.

En bref, si le scénario n'est pas exceptionnel, n'est pas exceptionnellement original (mais lequel l'est à 100 % quand on connaît bien un genre ?), il tient quand même la route, donne de la profondeur aux personnages, et avec le jeu d'acteur et la réunion des éléments qui font d'un film ce qu'il est, j'ai adoré !

06.05.2006

La faucheuse

Je suis à terre, en route vers l'ailleurs. Le lit est encore tout chaud... Sa noirceur est déjà en la place depuis quelques minutes.

Je suis à terre, immobile, tout engourdi... La criminelle récidiviste en profite pour m'assaillir, se glisser, "prendre pied" à partir de ma main, là où les veines sont les plus visibles.

Là où je suis, le temps semble ne plus avoir d'importance... Elle appose sa marque au bord de mes cieux.

A l'actif de cette dame crainte sur toute la terre par nombre de créatures instinctives, trois souffles de vie aspirés rien que pour la semaine écoulée. Et pendant que cette faucheuse prend possession de mon corps, je continue mon escapade, l'esprit enfin apaisé...

Elle commence à tisser son voile sur mes yeux clos... Le sang dans mon coeur bat une dernière fois... un dernier bond, tout dernier... avant le réveil de ce jour !

Je sursaute... La tueuse de mouches et de moustiques manque de peu de devenir victime. Balayée au loin, l'araignée va se cacher dans un coin en attendant une autre nuit pour commettre un forfait sur une créature plus... à sa taille.


© Pascal Lamachère - Aril 2006

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