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04.04.2006
Une histoire de Petit Prince
Les enfants doivent être indulgents envers les grandes personnes.
Le langage est source de malentendus.
Tu es responsable de ce que tu as apprivoisé.
Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir.
On risque de pleurer un peu si l'on s'est laissé apprivoiser...
On n'est jamais content là où on est.
Il est bien plus difficile de se juger soi-même que de juger autrui.
Ce qui embellit le désert c'est qu'il cache un puits quelque part...
J'ai le droit d'exiger l'obéissance, parce que mes ordres sont raisonnables.
Quand on veut faire de l'esprit, il arrive qu'on mente un peu.
Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants, mais peu d'entre elles s'en souviennent.
C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Droit devant soi, on ne peut pas aller bien loin.
Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.
On ne connaît que les choses qu'on apprivoise.
J'ai toujours aimé le désert. On s'assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n'entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence...
On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
(© Antoine de Saint-Exupéry - Ecrivain et aviateur français)
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