04.05.2008

Jeux de plumes et roman à suivre

Oyez !

J'ai décidé de lancer des petits jeux de plume sur le blog lié à mes sites. Le premier est un cadavre exquis auquel tout le monde peut participer s'il en a l'élan.

Rendez-vous là :

http://20six.fr/touga/art/43732599/Premier_jeu_plumeux_un...

Pour le roman à suivre, je mets ci-après le premier passage. J'essayerai de partager un bout de suite toutes les semaines.

Bonne fin de week-end, bon début de semaine, :),

Pascal


Les pages déchirées - roman à suivre


Chapitre 1 - Greendle et la plume chinée


« Un crin de lumière transperce
Dans sa course,
Une ombre se déchire,
Un trou dans le mur
Et l'impression d'infini au-delà...
»

Tel est le chemin à venir d'un type, un homme baptisé Greendle. Il se considérait, s'était considéré ordinaire jusqu'à ce que...

« Le printemps danse
avec les nuages et le soleil,
dans les rues les fleurs s'ouvrent,
les étoiles s'y éparpillent... »

Un beau jour de mai, ces quelques mots chantés accompagnés d'une musique classique diffusée par son radio réveil le firent s'écumer vers le monde du réveil. Branché sur sa radio favorite, il enleva sa couette, s'étira puis resta quelques instants allongé, repensant aux songeries de la nuit qui ne se s'étaient pas encore évaporées vers la dimension hors de portée des éveillés. Une fois fait, il se tourna vers le callepin posé sur la table de chevet, légèrement à cheval sur sa paire de lunette, non loin de l'appareil sonnore. Après un instant d'hésitation, il se leva, saisit le calepin de fortune dans lequel était glissé en marque page un stylo et se mit à scribouiller tout ce qu'il venait de passer en revu.

« la saison déraisonne,
l'homme raisonne,
des bouts de terre grognent... »

Greendle appuya sur le bouton off, fit trôner sur son nez légèrement aquilin la monture cuivrée de ses lunettes rondes, se diriga vers la petite salle de bain de son 23 mètres carré. Devant le miroir au dessus de l'évier, il plissa ses petits yeux, « contempla » son reflet de jeune homme de 28 ans. Ses cheveux bruns, bien qu'assez courts, avaient trouvé le moyen de se mettre en vrac, il les ébouriffa, passa ensuite ses mains sur sa fine moustache, sa barbe naissante et enfin ses pommettes saillantes avant de traîner son corps d'allure commune sous la douche.

« I hoope a day
loove will knock in my hearth
and the suun shine
and the suun... »

De sa voix anglaise, ce jeune photographe-reporter se prit à chantonner avec sa voix chaude et mélodieuse de la soupe d'un boys band bien de chez lui. Bien qu'il avait eu le courage de s'expatrier en France, à Toulouse, Greendle se définissait lui-même comme un baroudeur pantouflard et aimait bien avoir ses repères lui rappelant sa terre d'origine, aussi peu à son goût soient-ils. Ceci dit, cette chanson traduisait plus un manque. Célibataire presque endurci, il avait gâché toutes ses potentielles relations depuis sept bonnes années, fait fuir toutes les femmes qui s'intéressaient à lui. Il en regrettait un certain nombre, parfois une plus que les autres, mais au fil du temps les regrets changeaient de tête, ce qui en soit, se raisonnait-il, était la preuve qu'il n'y avait paradoxalement rien à regretter. Toujours est-il qu'il avait l'élan pour compenser, en apparence, ce vide : il menait de front deux jobs, enfin, plutôt deux postes, l'un de correspondant photographe-reporter pour un journal anglais, l'autre de photographe reporter pour un local. Son temps libre en était devenu peau de chagrin. Toutefois, il se débrouillait pour grappiller, lier les activités et ne se plaignait pas de son sort. Ainsi, aujourd'hui, samedi, il avait décidé de faire son « shopping » en se rendant sur son lieu de reportage...

Douché, coiffé, « déodorisé », habillé, le sac - préparé la veille - en bandoulière sur l'épaule gauche, Greendle était paré. Plus par habitude, par acquis de conscience quasi obsessionnelle que par nécessité, il vérifia sur son agenda virtuel le programme de la journée. Il n'y avait rien de bien différent des autres jours, il savait déjà où il devait aller, ce qu'il voulait faire avant. Il rangea son agenda, éteignit la lumière et sortit...

« L'ombre diaphane
des promesses de la nuit
s'évanouit
au creux de la volonté
trop acérée...
»

Dans la fraîcheur matinale de la ville, non loin du Grand Rond, il regarda sa montre à aiguilles qui indiquait 6 h 45. Il avait le temps de prendre son breakfast dans un bar et de flâner sur le marché aux puces et à la brocante de la Place Saint Sernin. Sur le chemin, il se choisit donc une petite table près d'un coin de verdure, en plein un hot-spot wifi gratuit. Il passa commande et posa devant lui son petit ordinateur portable pour checker ses messages.
Celui d'une amie-du-net japonaise fit à ses lèvres former un large sourire. Expatriée sur une île, qu'elle lui avait dit, ne précisant ni le nom ni « l'emplacement géographique approximatif », ses envolées fleuraient bon la lumière et la chaleur équatorial. Il avait entamé des échanges épistolaires avec elle par l'entremise d'un site de poésie shakespearienne. Après que le serveur ait déposé son thé, son jus de pamplemousse, son croissant et son oeuf au plat, après un « mirci » et l'entame des mets, il rédigea sa réponse :

« Cher Liloo,

J'ai lu avec grand plaisir ce que tu m'as envoyé, voici un petit écho pseudo poétique en guise de claviardage impressionnatif :

Le paysage de tes mots m'émeuvent,
je les imagine murmurer aux vagues
la beauté de la terre qu'elles ne peuvent toucher,
qu'elles admirent au travers de leur écume,
je les imagine porter par elles et venir toucher d'autres rives
comme une bouteille à la mer traversant l'océan
et échouée avec amour,
transformant le rocailleux
en une myriade de sable fin...

@micalement,
Greegree »

Greendle cliqua sur « envoyer » puis engloutit ce qui restait, rangea son ordinateur et prit congé...


to be continued / à suivre



21.03.2008

Miaou, le chat rêveur en balade sur les nuages de la toile

Bonjour-soir !

Un canal irc lié au forum http://sur-les-nuages.forumdediscussions.com est maintenant « ouvert / disponible ». Si vous voulez discuter en direct live sur les nuages du net, vous pouvez le faire via un logiciel qui « supporte » l'irc (Mirc, Trillian, Pidgin...), ou à partir d'une page « dédiée » (votre navigateur doit accepter les cookies et si vous êtes sous un windows vous aurez probablement un certificat de sécurité à « valider/accepter »).

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* Pour vous connecter depuis la page du forum dédiée : cliquez ici - http://sur-les-nuages.forumdediscussions.com/Bavardoire-h3.html

@ peluche au détour d'une brise ! :)

29.02.2008

Suite 2 de Project chaos, animation forum et poèmes de mars

Vous pouvez lire quelques poèmes d'autres auteurs, qui seront publiés dans la rubrique poème du jour au cours du mois de mars, à cette adresse : http://coeurromantique.free.fr/poemeenvoi29022008.htm

Au passage, vous noterez sur la page que je recherche des personnes pour animer le forum "généraliste", cliquez ici pour voir l'annonce.

* * *

Suite de Project chaos



… Cette dernière pointa dans la direction du vortex et commença à entraîner la main qui la tenait, avec le reste du corps par la même occasion. Son propriétaire sembla se laisser traîner, hésitant à suivre le chemin de la drôle d’histoire qui s’était encrée sous ses yeux…

« Bon, alors ?! T’attends que le croquepage ramène sa gomme dans les parages ? » vibra la plume retournée vers les mirettes.

« Hum ! J’ai le droit de décider où je te promène, non ? Et à vrai dire, je me demandais s’il ne serait pas plus intéressant de…
Hey ! »

La plume, badine, avait coupé court à la pseudo rhétorique de la bouche de son maître en venant titiller ses narines. Dans la foulée, l’ouverture vers la dimension de Gel aspira tout l’air de la pièce. L’homme n’eut d’autre choix que de se laisser aller, de se laisser guider pour à nouveau mettre en contact le fer et l’encre…

De « l’autre côté », la bulle avait déjà bien épousé des paysages lettrés jamais observés jusqu’ici : au bord d’une vaste pleine d’eau verdâtre, un château trônait au sommet d’une montagne sableuse clairsemée (*), infestée de nains tristus fernus, des personnes du bon peuple en guenilles avaient été attachées çà et là le long des sentiers escarpés, certains nains « s’amusaient » à les enfoncer le plus profondément dans le sol friable, une sorcière assise sur un rempart de la plus haute tour tournait le dos à quelques nobles et mages immobiles. A l’intérieur des murs c’était tout autant la pagaille, si ce n’est plus, en dehors d’une pièce calme située dans les sous-sols. Il faut dire qu’elle était protégée par la magie du mage du royaume et que la sorcière n’avait pas encore pointé son nez dans les parages. Gel y était apparu et, sur une sorte de banc couvert de tissus, était visiblement rentré en transe face à son ami, tout aussi habillé de nu, en dehors du couvre chef pointu tout étoilé. Le silence serait aussi de la partie si deux petites voix nainfernalesques ne l’empêchaient pas de se présenter…

La plume se faufila pour graver d’un peu plus près l’étrange scène.

Un nain emmitouflé dans une cape était en train de faire des mimiques, présentant visiblement sa dernière blague à deux autres nains, avec la complicité d’un autre.

« Je suis Super Con ! » affirma t-il sur un ton dramatique en se dodelinant.

« Meuh… nan ! » fit semblant de rasséréner son comparse qui hocha la tête de bas en haut tout en se faisant, a

« Si si ! C'est mon nom ! »

« ... Ah, Sisi c’est ton nom ?! »

« Mais non, Con ! »

« Je te permets pas ! C’est toi l’con ! »

« Oui, oui, c'est bien Con... mon nom de famille. »

« ...
C'est con comme nom de famille…»

« Naine en tutu bleu ! Je te l’avais dit ! T’es vraiment qu’un perroquet tristus tout joyeux ! » insulta le ‘capé’.

« Et toi t’es qu’un… qu’un… blagueur sans fernus ! » rétorqua le comparse qui se rua, cornes baissées, sur l’autre.

Les deux autres nains semblèrent prêts à se joindre à cette petite bagarre amicale. Devant l’affligeante tournure, l’attention de la pointe se retourna vers Gel qui s’était levé d’un bond et s’était mis en colère alors qu’aucune parole audible n’avait été échangée. Il avait visiblement fait le point de la situation par télépathie.

« Et si la sorcière met fin aux jours de quelques personnes ?! S’il lui venait l’envie de s’en prendre à mon amie Atine, je ne pourrais me le pardonner ! Je dois d’abord aller lui parler ! Lui faire une proposition qu’elle ne pourra décemment par refuser ! »

Le mage resta en transe pour maintenir la pièce sous protection et pour…

« Oui, j’ai compris que des tractations sont en cours avec des droliticus, que vous êtes en train d’entamer les palabres par l’intermédiaire du conseil de la féerie ! Mais cela ne fera sûrement qu’alimenter le fléau !

De quoi je m’enflamme dans le vide ? Je… Et si je lui servais d’appât vers le lieu de réunion ?! Oui, cela pourrait être une bonne idée ! Je suis d’accord ! » sembla monologuer, voire soliloquer Gel.

Pour seule réponse visible, son ami forma une boulle avec ses mains, ce qui eut pour effet d’envelopper Gel dans une bulle. Il lévita aussitôt, sortit de la pièce en traversant le mur, tel un fantôme, fut l’objet d’attentions particulières des nains qui tentèrent – en vain - de nombreuses pirouettes qui devaient le faire rebondir sur les parois de l’escalier qu’il « montait » à présent. D’infimes particules d’encre s’accrochèrent à la bulle lorsqu’elle s’engouffra par une fenêtre du premier étage…

La plume sembla hésiter à suivre Gel, le plus gros ayant imprégné cette rive, ce château, et d’autres bulles quémandaient son attention dans des ailleurs…

to be continued / à suivre / 待續 / essere continuato

© Pascal Lamachère – février 2008


(*) A la demande de FCSSS


Pour rappel, j’ai décidé de faire avec cette histoire une sorte de jeu/expérience d’écriture. Vous pouvez influer sur des détails, voire sur l’essence de ce qui sera conté. Pour soumettre une (des) envie(s) de suite, je vous invite à remplir le formulaire dédié (vous pouvez y accéder en cliquant ici).